Quatre Corneilles

C’est violent et cruel
C’est Icare sans le soleil
c’est moi

Aujourd’hui, quatre corneilles. Deux regardent et deux se battent, sous la pluie, sur un toit, dans une flaque. C’est violent et cruel. L’une appuie de sa patte sur la tête de l’autre, presque entièrement sous l’eau. Avec le bec elle arrache, les ailes de sa victime. C’est Icare sans le soleil, tombé quand même à cause des oiseaux, (jaloux). Les plumes flottent à la surface de l’eau, mais pas la corneille blanche. Une troisième bête pousse des croassements puissants. Haro, haro, aire de mise à mort et vindicte populaire. La quatrième corneille, je crois, c’est moi.

David Scinto