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L'Épitre, le journal fribourgeois de la petite littérature très courte

Oublions

Oublions

Oublions dès maintenant ce que l’on se doit
Car, rompu par les fruits pourris de mes astuces,
Comme lorsque j’ai pris à poigne les cactus,
Je sens encore ces aiguilles dans mes doigts

J’aurais pris encore mille fois de mes mains
(Sachant qu’en ouvrant les vicieux petits bulbes
J’y trouverais ton parfum de succube)
Tes épines, tes seins, tes regards inhumains

Oh ne t’inquiète pas ! Je ne vais pas si mal,
Je m’habitue, petit à petit à petit
M’assenant une futile homéopathie

Je retrouve enfin mon rythme anormal
Sauf si tu m’appelles par ce si vieux surnom
Minou. Un doux cactus, ma prison de linon

Matthieu Corpataux

  



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