Accueil | Abonnement| Contacter L’Épître | Ecrire un texte| A propos de L'Épître | Crédits  
L'Épitre, le journal fribourgeois de la petite littérature très courte

Nycthémère

Nycthémère

De la terre à la Lune en passant par Mars
Je lisais les romans de Jules comme une farce
Je rêvai d’un univers vide et infini
Austère et gris comme les murs de ma ville la nuit.

J’errais…

A la lumière d’un réverbère je me tins bien droit
Attendant de pied ferme le dealer de miroir
Quand une silhouette encapuchonnée enfin apparut
J’eus l’impression soudaine de l’avoir déjà vu.

Il dissimulait l’imposant magot sous son manteau
Et tout un monde à l’image du nôtre
Mais celui-ci plus lisse et moins bleu
Comme on le voit dans deux yeux vitreux.

Le contrat de vente établi la silhouette disparut
Me laissant le cœur vide et l’âme disparate
Et sous l’aigreur jaunâtre des lanternes
Je maudissais les romans de Jules Verne.

Michaël Gay des Combes

  



Publications de l'Épître

Partenaires de l'Épître

L'Épître, © 2012-2017 - Créé par Matthieu CORPATAUX - Site Web par Guillaume HESS - Tous droits réservés - Mentions légales