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L'Épitre, le journal fribourgeois de la petite littérature très courte

Le cygne noir

Le cygne noir

Rien que la solitude amère, blême et vibrante
Pour dans cette forêt d’ombres t’aimer, beau cygne noir.
Rien que de feuilles jaunies et craquantes, lasses de rouler
Pour te tenir compagnie, beau cygne, dans ta sombre mare.

Le vent glisse sur tes eaux, hérisse tous tes maux
Siffle entre les arbres qui se moquent de ta compagne
Alors ton plumage abyssal en rosaces des ténèbres fleurit
Et l’œil rond rouge sang brillant d’une fureur sans hargne
La gorge déployée, fine flûte enchantée, les cieux tu défies.

Par-delà cette route humide que plus personne n’emprunte
Cet entrelacs de troncs, d’épines tristes, qui l’unique sentier digèrent
Cloîtré par cette grille rouillée, verte de mousses grimpantes
On t’a oublié, là, dans ton amer royaume d’eau et de terre.

Les jours qui passent et qui seul toujours te laissent
Glissent sur toi comme le vent et ses mots.

Alors seul tu tournes dans ta mare, le cœur avide de tendresse

Tu vas avec la vie, tu vas avec tes maux.

Felipe

  



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