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L'Épitre, le journal fribourgeois de la petite littérature très courte

J'aime étonnamment tes yeux

J'aime étonnamment tes yeux

J'aime étonnamment tes yeux,
Que je ne connais pas.
Je suis amant si tu veux,
J'ai déjà été roi
(Mille et une fois).

Et je reviens sur tes pas,
Inlassable, fiévreux,
Je chemine dans tes rêves.
Et ça ne rime pas.
(Il a beaucoup plu.)

Je repense à plonger dans les eaux chaudes et noires
Des très longs soirs
Où nous égrainerons des noms, des [mots, des caresses,
Dans la paresse
De nos vies aimantées.
Suis-je le seul à rêver ?

J'espère que j'aime en toi
Ce qui me laisse le cœur raccord.
Car dehors,
Ce sont des buées humides
(Aux chaleurs numides
D'excellents étés)
Dont les vapeurs s'exhalent encore
Sur ma veste (d'or)
Et mon cœur rédimé,
Comme noyé
(Et cotonneux.)

J'aime étonnamment tes yeux
Et l'absence de promesse.
(Surhumaine tendresse !)

Addel Moire

  



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