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L'Épitre, le journal fribourgeois de la petite littérature très courte

L’Âge de Verticalité

L’Âge de Verticalité

Par rapport au magnifique
En souvenir d’une routine.
Pour Elle.
adossé sur vitre j’ignore tout de toi
derrière le vent un poteau décharné
il ne reste qu’ombre et regret le hall vidé
de tes pas en plus froide la main verre émoi

seulement je n’attache rien de plus que nous
mes doigts givrent un regard immobile
lorsque cette foule te salue invisible
comme la nuit dors sur le carreau fou

le crieur se pendant le rivage criard
des jours des heures que sais-je des mois
pourquoi pas des années sans te connaître hagard
rails et étincelles noyés et rois
au quai vieillot d’une modernité mourante
des voix appellent des haut-parleurs d’autres crient
sous le ciel de plomb quand moi j’écris
de t’avoir attendue et quelle longue attente

le quai déjà se vide mon rêve est parti
dans le rythme trop lent de tes wagons rouillés
la tête relevée je n’entends plus de bruit
surpris de retrouver un visage inchangé

de nuages indomptables s’avance dégoutée
la mer
tactile ta voix orageuse en mots nus
sur papier blanc
« Pardon de t’avoir oublié. »

Rafaël Deville

  



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