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L'Épitre, le journal fribourgeois de la petite littérature très courte

Moussaillon !

Moussaillon !

Parti depuis l’antique Antibes,
Plein de rêves des Caraïbes,
Tu voulais vivre l’aventure
Sous les alizés et l’azur,
Laisser ta destinée aux ondes
Des eaux parmi les plus profondes
Et découvrir les paradis
Des îles ou de coins verdis.


Moussaillon, bois ! Bois, car la mer
Pour tous les hommes
A souvent le goût de l’amer.
Bois, bois le rhum !


Mais ce sont les mers déchaînées
Et les tempêtes effrénées
Qui t’ont bercé de désespoir
Du matin jusqu’à tard le soir;
Et puis au plus loin de ton but,
Tu as vu le mortel scorbut
Avec la faim d’un triste sort,
Avec la soif jusqu’à la mort...


Moussaillon, bois ! Bois, car la mer
Pour tous les hommes
A souvent le goût de l’amer.
Bois, bois le rhum !


Et pourtant et pourtant parbleu !
Tu veux sous un ciel toujours bleu,
Malgré ton destin qui s’écroule,
Sans cesse encor dompter la houle;
Et ton navire peut tanguer,
Tu ne penseras qu’à voguer
Sur la mer quelque peu marâtre,
Que tu aimes tant, mon bellâtre !


Moussaillon, bois ! Bois, car la mer
Pour tous les hommes
A souvent le goût de l’amer.
Bois, bois le rhum !

Vincent Bossel

  



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