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L'Épitre, le journal fribourgeois de la petite littérature très courte

À une fleur

À une fleur

À Marion


Que de fois je n’ai pu contempler, ô mortelles !
Vos plus grandes beautés, vos charmes raffinés,
Vos délices, hélas ! créées pour les damnés !
J’aimerais cependant mieux vous voir éternelles.

Que de fois je n’ai pu, divines immortelles,
Admirer ébahi vos traits désincarnés
De Muses, d’Aphrodite ou Nymphes dont, fanés,
Les esprits n’ont toujours de beautés qu’irréelles !

J’ai décelé pourtant une fragile fleur
Qui grandit ici-bas avec tant de splendeur,
En hiver, au printemps, en été, à l’automne,

Comme à chaque saison revenant d’outre-Styx,
Qu’applaudissent mes yeux d’un air moins monotone
Quand le précieux bourgeon renaît tel le Phénix.

Vincent Bossel

  



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