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L'Épitre, le journal fribourgeois de la petite littérature très courte

Déconner

Déconner

Qui c’est-y qui déconne, çui qui déconne ou çui qui déconne pas ?

Débloquez-vous, ma chère ?
Etes-vous déjantée ?
Avez-vous ce malheur ?
Bien. Ne vous en déplaise,
laissez-moi dans mon coin
déconner à mon aise !

Toute ma vie, à satiété,
croyant raisonner,
j’ai déconné
avec la belle sociliété.
Enfin, vieux, déconnant,
ne suis-pas mieux-raisonnant
qu’auparavant ?

Si Jésus revenait sur terre,
il faudrait bien qu’il se terre
dans un asile d’aliénés.
Interdiction de déconner !

Et le bon Saint François
s’il parlait aux autos dans les rues de Fribourg
, pourrait aller peaufiner ses discours
à Marsens , tout saint qu’il soit.

Ainsi, vous qui jamais ne vous laissez aller à dire des bêtises,
laissez-moi déconner, Marquise.
Putain !
c’que ça fait du bien !

Ils disjonctent,
elles déraillent,
vous débloquez,
tu déménages.
Nous battons (veilli) la campagne,
le vieux radote, le jeune divague.
Je déraisonne ?
Merde : je déconne.
Si tu veux pas que je débloque,
ça m’bloque.
Si tu veux pas que je déraille,
je raille.
Je cogne
si tu veux pas que je déconne.

Mais si t’as pas envie de rester en rade,
que devant mes boutades, mes galéjades,
mes salades,
tu fais pas une gueul’ de dorade,
alors pas de dérobade,
finie la panade,
on s’évade
de ce monde de façades
rétrogrades.

Et vive la déconnade !!!

Bertrand Baumann

  



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