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L'Épitre, le journal fribourgeois de la petite littérature très courte

Au fond de tes yeux

Au fond de tes yeux

À Marion.


Éternelles flammes, flammes éternelles !
Quel est l’homme ici-bas, l’homme qui peut prétendre,
Sans être réduit à jamais en noires cendres,
Défier le feu sacré au sein de tes prunelles ?
Personne ! car aucun ne peut s’en défendre.

Éternelles flammes, flammes éternelles !
Quels sont les eaux, les mers, l’océan infini
Qui puissent humecter, submerger à l’envi,
Tes feux rougeoyants, tes chaudes étincelles ?
Aucun n’est assez grand pour être ton ennemi.

Éternelles flammes, flammes éternelles !
Quels peuvent être les vents ou même l’ouragan
Qui pourraient souffler tant que sous un ciel bien cyan,
L’on vît disparaître leurs lueurs originelles ?
Mais il en faut plus pour éteindre un volcan !

Éternelles flammes, flammes éternelles !
Au-dessus de l’Olympe, y a-t-il un seul dieu,
Que l’on dit victorieux et que l’on dit glorieux,
Qui puisse maîtriser leurs feux perpétuels ?
Mais le brasier toujours brûle au fond de tes yeux.

Vincent Bossel

  



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